Ils Parlent de NousBertrand Pourcelot Portrait, l’Empathie Communicative

PORTRAITBERTRAND POURCELOT

Directeur Général Centile

PORTRAITBERTRAND POURCELOT

Directeur Général Centile

L’EMPATHIE COMMUNICATIVE

À mi-vie, sa course de fond enchaîne projets et réalisations. La cinquantaine, elle, s’annonce bondissante grâce à un enthousiasme intact. Il lui en faudra pour propulser Centile au firmament des communications unifiées.

Par Pierre-Antoine Merlin, photos Jim Wallace

C’est à Grenoble que naît et grandit Bertrand Pourcelot, entouré d’un grand frère, d’un père vétérinaire et d’une mère professeur de pharmacie. Dans la famille, on est plutôt scientifique. Un exemple parmi d’autres, Bertrand est apparenté à Léandre Pourcelot, professeur à l’université de Tours et chercheur de renommée internationale dans le domaine des sciences appliquées. « C’est la même souche familiale, originaire de Passofontaine dans le Doubs. Mon père a mené des recherches, et réalisé quelques publications sur le patronyme Pourcelot. » En attendant, c’est à Dijon, au cœur de la Bourgogne ancestrale, que le futur patron de Centile poursuit ses études. Il y effectue aussi ses classes préparatoires aux écoles d’ingénieur. Une trajectoire logique puisqu’il manifeste très tôt un goût affirmé pour les mathématiques et les sciences physiques.

Toujours en mouvement, toujours en action, il enchaîne ses études à l’Enserg, entreprend un DEA en sciences cognitives, ainsi qu’un cursus d’ingénieur à Mines ParisTech.

PASSAGE FORMATEUR PAR LE SPATIAL

Une première expérience, dans le domaine de l’aéronautique et du spatial, le conforte dans ses choix. « J’ai retiré de cette période de ma vie l’importance des idées, de la créativité, mais aussi l’utilité de relier les choses entre elles, qu’elles surviennent dans l’espace ou au sol.

Chez Aerospatiale-EADS comme chez Alcatel Space, j’apprends à relier, simuler, valider, intégrer l’inexistence du droit à l’erreur, l’apport de l’humilité et l’exigence du collectif.

Toutes expériences qui me seront utiles plus tard. » Cette échéance ne va pas tarder. « Le respect des méthodes, le pilotage par les process, l’organisation matricielle, la rigueur toujours et partout… c’est bien, mais c’est lourd.

Je ressens l’envie de bouger. Ensuite, mon évolution de carrière est limitée. Nous sommes en France, et je ne suis pas nobles de la science et de la technologie. » C’est décidé, ce sera l’informatique.

L’encore jeune Bertrand fait alors son entrée dans une start-up de Sophia Antipolis, qui deviendra Centile. Le moment n’est pas idéal. Nous nous situons au début de la décennie 2000, et la bulle internet vient d’exploser. « J’assiste à un fort retournement. » Qu’à cela ne tienne. Il passe par toutes les fonctions, se rend polyvalent.

REPÈRES
À quarante-neuf ans, il est marié et père d’une fille.

PARCOURS
– 1970 Naissance et enfance à Grenoble, puis lycée et classes prépas à Dijon.

– 1989 Étudie à l’Enserg, école d’ingénieur spécialisée
en électronique de systèmes, traitement
du signal et science informatique.

– 1992 DEA en sciences cognitives, interfaces homme-
machine, intelligence artificielle et réseaux neuronaux.
Cursus d’ingénieur à Mines ParisTech.

– 1993 Développeur de logiciels à Aerospatiale-EADS.

– 1998 Project manager chez Alcatel Space.

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– 2001 Entre chez Centile : postes de responsable
validation et support, puis responsable produit, avant
de se concentrer sur le développement commercial.

– 2008 Directeur général de Centile.
– 2019 Au sein de Within Reach, il est Head of International
Sales & Marketing, tout en conservant ses fonctions
de directeur général de Centile.

X-Supaero. » Il sait qu’il n’atteindra pas
le saint des saints, et que, peut-être
une discipline nouvelle et en pleine
expansion comme l’informatique,
les réseaux et les télécoms peut
lui apporter l’accomplissement.
« Au tournant du XXIe
siècle, l’informatique
est considérée comme un mal nécessaire.
Elle ne fait pas partie des morceaux

« Ne pas passer pour Monsieur Je-sais-tout. Et cela, en allant chercher les clients, et en apprenant à déléguer »

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« Nous voici loin des communications unifiées telles qu’on les connaît ! C’est encore la phase d’expérimentation. » Il n’empêche : Bertrand Pourcelot observe, s’engage, engrange. Au fur et à mesure qu’il prend des responsabilités, son style de management s’affine.

MANAGER PAR L’EXEMPLE

« Je dois faire face à plusieurs défis. D’abord je viens de la technique, et il me faut aller vers le business et le management. C’est quelque chose d’important. Ensuite, il faut se mettre à la place de l’autre, mais sans excès. Surtout ne pas passer pour Monsieur Je-sais-tout. Tout cela en allant chercher les clients, et en apprenant à déléguer. » La quadrature du cercle, en somme. Surtout que Bertrand Pourcelot n’en a pas fini avec les mauvaises surprises ;

l’année 2008 arrive, et avec elle le redressement judiciaire. Il est en première ligne. Que faire ? Que dire à son équipe ? « Il y a là des pères de famille. Je dois penser à eux. Et je dois penser à moi. » Pas la période la plus agréable de sa vie, mais l’une des plus instructives. « À l’arrivée, l’épreuve du feu a soudé les équipes. Je l’avais déjà éprouvé dans le sport, quand je le pratiquais intensivement. » D’une manière générale, Bertrand Pourcelot insiste sur l’état d’esprit des recrutés. Il souhaite « des collaborateurs qui proposent des solutions, qui ne disent pas non systématiquement, ou expliquent comment s’en passer. On essaie, on peut progresser, et on est proactifs. » Et maintenant ? Centile vient d’intégrer le groupe Within Reach. C’est une autre
étape qui commence. « C’est surtout une très bonne nouvelle, car nous

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J’AIME….

MUSIQUE Le jazz, avec Ahmad Jamal et Henri Texier.
LITTÉRATURE « Dans les forêts de Sibérie »
de Sylvain Tesson.
FILMS Les Tontons flingueurs, Subway, Nikita
et Le Grand Bleu.
LIEU Les Alpes de Haute-Provence, le Var, en particulier
Le Lavandou. La Corse. Dans un registre différent,
j’ai été impressionné par un voyage en Terre Sainte.
GASTRONOMIE La blanquette, les rognons, les ris de
veau. Côté vin, les côtes-du-Rhône et le cépage viognier.
SPORT En football, j’ai été champion de Bourgogne,
en cadet. Je suis un grand fan de rugby, de Clermont
en particulier.
QUALITÉS QUE J’APPRÉCIE La fidélité et l’humilité.
J’aime aussi le charme, la discrétion. Et j’admire
toutes les formes de créativité.

cherchions à nous adosser à un partenaire industriel afin d’accentuer le processus d’internationalisation. Les entités qui constituent cette entreprise sont complémentaires. Nous allons beaucoup apprendre les uns des autres, et utiliser notre large expérience pour être un pionnier agile au sein du groupe. » Ainsi, Bertrand Pourcelot garde sa casquette de patron de Centile, et y ajoute la responsabilité des ventes et du marketing du nouvel ensemble au niveau international. Un challenge impressionnant. Serait-ce la marche de trop ? « Je ne crois pas. La prochaine marche ne me fait pas peur. Ce qui m’inquiéterait plutôt, ce serait une forme de lassitude, près de la cinquantaine. Je n’ai pas cette sensation. Peut-être parce que le changement est si fort, et à tous les niveaux, que ma motivation se relance. » Réflexion typique d’un homme de défis, qui sait d’où il vient et donc où il va. Au cours de l’entretien,

il mentionnera l’importance de la « survie ». L’entreprise à laquelle il donne tant de lui-même, en l’occurrence Centile, a frôlé le gouffre. Son expérience de l’espace, des espaces infinis, ne l’effraie pas mais lui font sentir l’humilité.

HOMMAGE A L’INDUSTRIE ET A LA RECHERCHE

Ce sens de l’enracinement, de la fidélité, de la loyauté, se montre encore, alors que la conversation touche à sa fin. L’infatigable patron de Centile tient à souligner une réalité rarement mise en avant. « On tape sur la France, sa lourdeur administrative. Moi, je voudrais insister sur une chose… C’est la réussite de Sophia Antipolis, première technopole européenne, qui fête cette année ses cinquante ans. Une performance que l’on doit au sénateur Pierre Laffitte, qui en fut à l’origine, mais aussi au fait que les étrangers,

et spécialement les Américains l’apprécient, et pas seulement pour le climat. Il faut mentionner un autre effet positif, l’existence du crédit d’impôt recherche. » Des facteurs hétéroclites, certes, mais bien réels. Et si rarement mentionnés ! De fait, c’est la première fois depuis le lancement de cette rubrique Portrait, qu’un portraitisé rend un tel hommage à un fleuron géographique de l’industrie française. Bertrand Pourcelot n’est pas seulement le patron de Centile. Il n’est pas seulement le responsable des ventes de Within Reach à l’international. C’est aussi un représentant remarquable et remarqué de la Silicon Valley à la française.

« On tape sur la France… Mais Sophia Antipolis est la première technopole européenne ! »

« On tape sur la France… Mais Sophia Antipolis est la première technopole européenne ! »

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Centile Telecom Application

Centile a rejoint  un groupe UCaaS Européen composé de Swyx et de Voiceworks

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